Présence locale : pourquoi la publicité ne crée plus de lien
- PULSE

- 27 janv.
- 2 min de lecture

Dans un monde saturé d’images, de messages, de campagnes et de contenus, la visibilité est devenue une obsession. Être vu, être partagé, être cliqué, être commenté. Pourtant, malgré cette avalanche permanente de communication, il devient de plus en plus difficile de créer un véritable lien entre un projet et les personnes auxquelles il s’adresse.
La publicité fonctionne par interruption : elle surgit dans un flux, capte l’attention quelques secondes, puis disparaît aussitôt. Elle repose sur la répétition, la performance, le volume, et la promesse. Mais être visible ne signifie pas forcément être reconnu, et encore moins être mémorisé. On peut voir une marque des dizaines de fois sans jamais la retenir réellement.
La présence locale fonctionne selon une logique totalement différente. Elle ne cherche pas à interrompre, mais à s’inscrire. Elle ne vise pas l’attention immédiate, mais l’habitude. Un bar que l’on croise chaque semaine, un club dont on voit régulièrement le logo dans la ville, une affiche que l’on reconnaît sans même la lire, ce sont ces éléments répétés, discrets, presque banals, qui finissent par créer de la reconnaissance.
La reconnaissance engendre la mémoire, et la mémoire engendre le lien. C’est ainsi que se construit une culture locale : non pas par des campagnes spectaculaires, mais par une présence constante dans le quotidien des habitants. Une présence qui n’a pas besoin de convaincre, parce qu’elle est déjà là, visible, intégrée au paysage.
Pulse ne cherche pas à faire parler des lieux, ni à les promouvoir de manière artificielle. Pulse cherche à leur permettre d’exister durablement dans l’espace réel, physique, partagé, loin des logiques de flux, d’algorithmes et de performance numérique.
La ville n’est pas un fil d’actualité, c’est un territoire.






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